Florence Foresti, la maternité et moi

J’adore Florence Foresti. Elle fait partie de ces femmes humoristes qui me font vraiment rire !! Je suis allée voir Mother Fucker en salle. Je n’étais pas encore maman. J’avais pleuré de rire.

Aujourd’hui, je suis devenue maman. J’aime toujours autant Florence Foresti. Je pleure encore de rire en regardant les sketchs de Mother Fucker et d’autres. Et en même temps, je les apprécie encore plus au regard de mon expérience de maman.

La grossesse

« La grossesse, c’est une gueule de bois qui dure 9 mois » Oui, oui, mille fois oui !! Je fais partie de ces femmes qui sont malades en étant enceinte. Les 4 premiers mois ont été terribles et ça s’est amélioré après. Néanmoins, il a fallu que je fasse une croix sur ce qui était gras et gratiné (adieu coquillette/crème/jambon au four, gratin dauphinois, lasagne, pizza… ) Même le nutella, j’avais du mal à le digérer !! Ca a été 9 mois… light… (petits pois, poireaux, haricots verts, colin, blanc de dinde…) Un enfer pour la gourmande que je suis !

« L’accouchement c’est le plus beau jour de ma vie. Pourquoi pas… Mais ce que je voudrais savoir, c’est à quoi ressemble les autres jours de leur vie ! » Entre l’inquiétude, la délicatesse des examens, l’inquiétude, l’accouchement en lui-même, comment dire…

La poussette, on s’en parle.

J’ai eu une super poussette. Elle ne prend pas de place, elle se ferme en un clic (ou quasiment). C’est une Peg Perego. Néanmoins, à un moment, j’en ai eu marre. C’est lourd. C’est encombrant. C’est quand même galère.  Là, on a changé de modèle en prenant une poussette canne. Avec mon mari, on a mis 20 min à comprendre comment la plier. Je ne vous parle pas de la poussette que mes parents ont prise pour la petite miss. Elle est top, mais impossible de la plier en un tour de main.

Enfin, il faut croire que Florence a été écoutée. Ils l’ont conçu !

Et pour ceux qui aurait oublié, l’extrait de Mother Fucker où l’on parle poussette
https://www.facebook.com/134109240099585/videos/196882237155618/

Et il y a aussi celui/celle qui a envie de se pendre en voiture après plus de 2 heures de trajet avec ses enfants et Henri Dès/les comptines pour petits. La salle de bain qui change totalement. Néanmoins, ce sont des changements que l’on adopte avec bonheur.

On devient maman, on a moins de temps, on est un peu envahi…

Même les réveils le matin sont organisés. On ne traine plus. On ne flemmarde plus.

Alors MERCI ! Merci pour tous ces sketchs où elle pointe toutes ces petites choses du quotidien. De notre quotidien de femmes.
Des moments que l’on ose pas remettre en question, dont on n’ose pas toujours parler, dont on n’ose pas rire.
Merci aussi pour la tirade à la fin de son dernier spectacle « Madame Foresti ». Un bel hommage a toutes ces femmes qui n’ont pas oublié d’être intelligente.

Mes envies shopping d’été pour la petite miss

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La petite miss grandit, grandit et l’été arrive. J’aimerai lui prendre quelques petites choses qui font été !

1 – Combinaison imprimé – Bout’Chou / 2 – Top Frenchy – Blune / 3 – Combinaison corail – Zara / 4 – Robe trapèze rayée – GAP / 5 – Tee-shirt à motif – Cadet Rousselle

Et si j’avais un peu plus de budget (beaucoup plus de budget en fait)

6 – Cardigan imprimé camouflage – Kenzo Kids / 7 – Jupe de patineuse imprimé tropical – Kenzo Kids

Ca c’était avant #2

Cela fait parti des effets positifs de l’arrivée de notre petite miss. Nous avions une vie de citadin. Je ne suis pas parisienne d’origine et j’ai, par moment, besoin de marcher, au vert, et peu importe le temps. Notre rythme de vie m’avait fait oublier combien j’aimais ces balades.

Avec son arrivée, cela s’est imposé à nous. Avec elle, nous allions passer du temps dehors, à jouer, à rêver, à découvrir les petites bizarreries de la nature. Je troque sans difficulté mes baskets contre une paire de bottes.

Du coup, pas un week-end ne passe sans une vraie balade au parc. Toutes les occasions sont bonnes pour se promener. L’été, j’adore faire des goûters à l’extérieur. On s’allonge dans l’herbe. On profite de cette sensation et on regarde le ciel. Marcher pied nu dans l’herbe, ça aussi c’est chouette.

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On l’emmène aussi voir les animaux. Au zoo ou dans des fermes pédagogiques. Ânes, vaches, poules, coq, cochons, brebis n’ont plus de secrets pour elle. Elle a parfois un peu peur d’eux mais elle sait bien qui est qui.

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Chez mes parents, on peut profiter des chevaux de ma soeur. C’est un luxe et un vrai plaisir. La petite miss est très curieuse d’eux. Ils l’ont beaucoup marqué. Elle nous en parle souvent. Elle pourrait les regarder pendant des heures. Tout va bien tant qu’ils ne l’approchent pas. C’est drôle de voir leur curiosité pour cette petite personne. Ils s’approchent doucement. Ils rusent un peu (j’ai beaucoup aimé la jument qui approche tranquillement, l’air de rien, tout en mangeant) et font preuve d’une grande douceur avec elle. Ce sera, j’espère, de chouettes souvenirs pour elle.

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Ca c’était avant ! #1

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L’arrivée d’un enfant dans un couple est un grand chamboulement. Il peut faire bouger beaucoup de choses. C’est ce que l’on nous dit. Préparez-vous ! J’aurai tendance à dire difficile d’être préparé. Cela dépend tellement… de chaque personne, de chaque couple, de chaque enfant !

Je crois que la plus grande difficulté, pour moi, est de réussir à concilier ma vie professionnelle et ma vie familiale. J’aime mon travail. Je me suis battue et je me bats toujours pour le faire. Le truc, c’est que c’est un travail qui demande de l’investissement. Partir tôt (entre 17h30 et 18h) et ne pas être dédié à 200% à sa tâche ne sont pas bien vu.

J’ai des amies qui avaient hâte de revenir au bureau, qui n’avaient pas une grande envie de materner. Elles préfèrent largement l’interaction, l’échange qui se met en place vers 2 ou 3 ans. Pour elles, le travail, c’est leur temps de liberté ! Ce n’est pas du tout comme ça que je vis les choses. J’adore materner. J’adore regarder ma fille, la voir évoluer. L’accompagner dans ses micro-changements qui, je crois, vont façonner la personne qu’elle sera. J’ai passé des heures à la regarder jouer sur son tapis, attraper ses pieds, rouler, ramper. Lui apprendre de nouveaux mots, lui faire découvrir de nouvelles sensations. J’ai adoré la porter, la bercer, l’avoir contre-moi. Cela me fait mal au coeur de rater tout ça pour… pour 8h avec des casse-pieds.

Oui, parce que depuis l’arrivée de ma fille, c’est un peu comme ça que je vois mon environnement de travail. Je travaille la plupart du temps au sein de grandes équipes (plus de 10 personnes) et je dois échanger avec un peu tout le monde. Et, à la base, j’aime bien. Mes journées sont, du coup, changeantes et dépendent beaucoup de mes échanges avec les autres. Mon train-train est souvent remis en question. Je bénis souvent les mois de juillet-août parce que j’ai le temps de me poser et de traiter les choses tranquillement. Aujourd’hui, avoir à gérer les besoins de chacun, avoir à m’y adapter, je le vis comme une contrainte supplémentaire. Je n’en ai pas besoin. Tous les petits évènements qui faisaient le sel de ma journée, me semblent là aussi contraignant. J’ai envie de train-train. J’ai envie d’avoir du temps pour moi et pour elle.

La grossesse et ensuite l’arrivée de ma fille m’ont un peu vacciné contre le rush des transports et « l’hystérie » qui va avec. Courir, courir, courir toujours après le temps. Courir le matin pour être à l’heure, être serré dans les transports en commun, faire sa journée, courir pour être à l’heure à la crèche. On prie le matin et le soir pour que le métro ou le RER ne soient pas en retard ou en panne. On prie pour que la réunion de fin d’après-midi ne s’éternise pas. On refuse de prendre un verre après pour se détendre parce que ce n’est plus possible. On passe un peu pour une rabat joie. Et l’hiver, je vérifie 15 fois mon portable pendant la période gastro-rhume-rhino au cas où je devrais aller chez le médecin. C’est tout ça que j’ai du mal à gérer. J’ai du mal avec le fait d’avoir à presser ma fille dès le matin lorsque c’est moi qui doit la déposer. J’ai du mal avec l’idée de pas avoir la possibilité de manger autre chose que des surgelés. J’ai du mal avec le fait que ma vie professionnelle soit chronophage et que souvent en fin de journée, je n’ai plus beaucoup d’attention, de patience de disponible.

Après 2 ans, je n’ai pas encore trouvé la formule magique. Cette séparation, je la vis toujours comme une souffrance. Je culpabilise beaucoup plus de travailler que je n’y prends plaisir. J’ai essayé de trouver un travail plus près de chez moi. Je suis au désespoir. Me mettre à mon compte, c’est très pratique mais trop irrégulier. Je me sens totalement perdue et j’ai la sensation de ne pas faire comme il faudrait…