Devenir maman #1

2 ans, 2 ans que ma vie a changé. Des petites choses petit à petit…

J’aime plus que tout : son odeur, ses sourires, ses petits pieds croisés, ses petits cheveux qui frisent quand elle a chaud.

Ce que je n’aime pas : Ne pas voir ma fille le matin, être de mauvaise humeur le soir, ne pas avoir le temps de préparer à manger, ne pas avoir le temps de jouer avec elle, avoir le temps de rien.

Ce que je n’aime plus du tout : les transports en commun, les horaires insensés, la pression, les personnes négatives, ne plus avoir le temps d’échanger un mot avec mon amoureux, ne rien faire le week-end, regarder la télé.

Ce que j’ai découvert : mes petits soucis passent après les siens, quand j’organise quelque chose je pense en premier à elle, j’ai appris à me servir d’un tire-lait, je déteste les pipettes pour moucher les bébés, que ma fille a un sens de la propriété très important, que le grand air me manque, que le rapport fusionnel entre un bébé et sa mère est parfois difficile à supporter, que l’on est plus fort à deux que tout seul et qu’un enfant cherche toujours ses deux parents…

 

 

Une histoire de jupe

Ma petite miss a beaucoup grandit dernièrement. Et le printemps arrive. Du coup, une virée shopping s’imposait ! Et il y a des promos en ce moment, c’est tentant ! ;p

Ma fille est très dynamique. Elle adore courir. Elle est à fond pour faire du vélo. Elle teste aussi la trottinette. Elle chahute. Elle saute. Elle adore le toboggan. Une petite fille normale me dirait vous. Du coup, j’essaie de lui prendre des vêtements qui peuvent l’accompagner dans toutes ses aventures.

Je ne suis pas pour les petites filles très fi-filles. Exit les froufrous, le tulle, les paillettes… Vive le coton, les couleurs douces, les leggings, joggings… Elle porte du rose, mais aussi du bleu, du bleu canard, du parme, du corail, du rouge… Elle a des robes, des jupes, des tuniques. Bref…

Je regardais les jupes pour l’été. Et des souvenirs de primaire me sont revenus à l’esprit. Du CP au CM1, j’ai vécu un enfer avec les jupes. Les garçons passaient leur temps à les soulever. C’était mon angoisse à la récré. Je me suis souvenue de cela en découvrant de très jolies jupes avec short. Pourquoi il n’y en a pas plus ? Pourquoi jusque 8 – 10 ans, les petites filles devraient avoir cette problématique de ne pas être à l’aise, un peu honteuse ou en retrait parce qu’elles portent une jupe.

Une amie me disait qu’elle était embêtée avec sa fille (elle a 6 ans). Elle voulait jouer avec une petite fille qui grimpait partout à la récrée. Et sa fille avait peur. Elle avait peur de ne pas arriver à faire tout comme la petit fille (RAS) et peur que l’on se moque d’elle parce que l’on voyait sa culotte. Sa fille enviait l’autre de pouvoir faire tout ça. Je lui ai demandé comment était habillé l’autre petite fille. En salopette short. J’avais envie de dire à mon amie de lui en acheter une… Ce n’est pas ce qu’elle veut pour sa fille…

Je n’ai pas envie d’apprendre à ma fille à avoir honte de sa féminité. Je veux qu’elle se sente à l’aise, qu’elle se sente libre de bouger comme elle le souhaite. Je veux qu’elle se sente jolie avec une jupe ou une robe. Je crois que je vais continuer à lui prendre des jupes avec short. Je ne comprends pas pourquoi les créateurs n’utilisent pas plus ce système dans les vêtements pour petites filles. Ce serait, je trouve, aider les petites filles à devenir des filles (et plus tard des femmes) plus sereinement.

Non ? Les mamans de petites filles, vous en pensez quoi ?

Terrible two… OMG !

J’ai beaucoup de chance. Ma fille a toujours été cool. Elle a fait ses nuits rapidement. Elle a pris le sein comme une championne. Elle ne pleurait pas beaucoup. Elle sourit ! Elle rigole ! Fait de petites bêtises, jamais rien de graves (on ne parle pas des dessins sur les murs de sa chambre. grrr).

Depuis 1 mois, elle a changé. Elle s’est transformée. Elle s’allonge et crie dans les magasins. Elle chouine. Elle boude. Elle piétinne. Elle se fait disputer à la crèche. Elle réveille les copains pendant la sieste. Elle a décidé que les crudités ce n’étaient pas bons. Elle crache… La liste des bêtises et regard révolver s’allongent de jour en jour. La moutarde nous monte parfois au nez à Monsieur S. et moi.

Ca va passer… On le sait. Enfin bon, c’est pénible quand même. On se rassure comme on peut et je ne résiste pas. Je partage avec vous ces deux liens : Day 215 et des astuces de la part de je suis papa. Et oui, on est plus fort à deux, face à monstrinette !

Son arrivée

J’ai mis un peu de temps à faire ma petite miss. Nous l’avons attendu. Beaucoup… Lorsqu’enfin, elle a décidé de venir s’installer, nous avons été fous de joie. 9 mois sont passés et elle ne voulait toujours pas nous rencontrer.

J’ai choisi (enfin, suivi les recommandations de ma gynéco) d’accoucher aux Bluets à Paris. Si j’étais en phase avec leur démarche, le côté 100% bio garantie me gonflait. Oui, je voulais accoucher en respectant mon corps. Oui je voulais être (beaucoup) accompagnée pour accoucher le plus naturellement possible. Néanmoins, je suis humaine, je n’ai pas dit non à la péridurale. Je n’ai pas dit non, non plus quand on m’a parlé de césarienne. J’ai plutôt paniqué ! Et mon bébé, tout allait bien, et là, on me dit qu’on risque de la perdre… Oui, oui, sortez-là ! Et vite !

Et tout est allé vite. Cela faisait 10h que le travail n’avançait pas. Elle avait 3 jours de retard. Ils ont fait tout ce qu’il fallait. Ils m’ont préparé et demandé à mon mari s’il voulait m’accompagner. Pendant 2 min, j’ai dit : « tu es sûre ? ». Il était plus que sûre et je suis très heureuse qu’il ait été là. Je suis partie la première. Je ne me rappelle plus très bien, j’étais un peu dans les vapes. Ils m’ont installé. Il faisait froid dans la salle. Ils m’ont réchauffé le haut pendant qu’ils installaient le drap et préparaient mon ventre. Mon mari m’a rejoint et là aussi tout est allé vite. Je me rappelle surtout lorsqu’ils ont appuyé sur mon ventre pour aider le bébé à sortir. Une sensation de mouvements. Une poussée. Et puis, l’attente… Et le cri. J’ai été soulagé lorsqu’elle a crié. Elle était là. Elle était vivante. Ils me l’ont apporté. Elle était vraiment là ! Ils l’ont repris pour les premiers soins. Monsieur S. m’a dit : « Hé regarde !  » Il avait un sourire jusqu’aux oreilles. Il tenait fièrement sa fille. Ils sont partis avec une sage-femme. J’étais tranquille, le plus dur était passé.

L’anesthésie m’a mise totalement KO. J’ai mis une bonne heure à m’en remettre. Pendant ce temps-là, c’est Monsieur S. qui a été là pour elle. Il ne l’a pas quitté des yeux. Ils ont fait du peau à peau. Et puis moi aussi j’ai pu la prendre, la regarder, la sentir. Mon bébé était bien là !

Sur le coup, nous ne savions pas, mais les papa n’assistent pas souvent aux césariennes. Même si nous avions des appréhensions (tous les deux), il a été très content et surtout rassuré d’être là. Il n’a rien vu. Il a pu être là pour moi aussi, qui n’en menait pas très large. Donc, futur papa, si vous avez la possibilité d’être là, venez !

Deux ou trois nouveautées

En deux ans, Funkycoco a bien changé. Surtout celle derrière Funkycoco. Ma vie ne ressemble plus à celle d’il y a 3 ans.

Il y a 3 ans, j’avais un blog. Un blog dont j’étais fière et sur lequel j’avais beaucoup travaillé. Je me suis résolue à le fermer. Pour des raisons professionnelles uniquement. A contre-coeur. J’ai perdu mon nom de domaine que j’avais depuis 6 ans… Fermer mon blog n’a pas été une décision facile. C’était un rendez-vous pour moi, rien qu’entre moi et la blogosphère. C’était une chose dont j’avais besoin.

Il y a eu une période de blanc… Cela correspondait à une période de trop pleins.

Et puis j’ai été enceinte. J’ai une merveilleuse petite fille. Elle nous a conquise mon mari et moi ! Ha oui, je me suis aussi mariée (on en reparlera) ! J’ai changé de travail. Beaucoup de changements donc, et pas que des petits. Funkycoco aime toujours le cinéma, les séries, le dessin, la mode, la cuisine… et pas que… Disons que j’ai de nouvelles occupations.

On en reparle !